24 sept. 2009

Nouvelle organisation pour 2 bébés


La venue de deux bébés a bousculé notre organisation. En effet, après deux ans d'histoire, nous avons fait nos adieux à notre cabane de la Petite Pierre ! Avec son escalier à l’alsacienne ( raide et dans la continuité de l’entrée ), les sanitaires au RDC et le reste des pièces au 1er étage, cette jolie cabane dans la forêt nous est soudain apparu comme un logement malcommode pendant le déroulement de ma grossesse et pour l’accueil des deux bébés. Les envies pipi étant très fréquentes, j’avais l’impression de monter et descendre l’escalier toute la journée et la nuit, au profit d’un « ass training » vite éprouvant et au grand dam de mon cher et tendre qui craignait de me voir chuter. L’homme de la maison s’est donc mit en quête d’un nouvel endroit digne d’accueillir en toute sécurité les bébés et c’est le bouche à oreille qui nous a permit de rapidement trouver un nouveau nid. On a donc déménagé nos quelques meubles et nos nombreux bouquins dans une maison de plain-pied, sans difficulté d’accès avec jardin en plein cœur de l’Alsace bossue. Si la forêt n’est pas loin, ce sont les plaines, les vaches et les voisins curieux qui nous entourent.



On souhaitait aussi en déménageant trouver une maison avec 2 grandes chambres pour que les bébés aient un espace approprié à eux deux ( et nous aussi ! ). La dite chambre, aux tons framboise écrasée et sable, a été meublée d’une grande armoire avec des glaces, d’un canapé pour les veillées nocturnes, d’un rocking-chair pour les après-midi câlins et de deux lits parés de tours craquants… motif petit lion et petite vache ; Cet endroit me plait et je passe de longs moments à méditer et me réjouir de l’arrivée des bébés dans ce cosmos spécialement préparé pour eux. J’essaye d’imaginer comment cet endroit, a présent calme, deviendra le point de ralliement et de garde à vous de toute la maison. Lorsque je me réveille la nuit, toujours à cause de ces envies pipi, je considère les deux petits lits avant de regagner ma chambre, et je songe que bientôt deux bébés y sommeilleront. J’imagine alors discerner leur respiration douce et sentir l’apaisement et la tendresse m’envahir pour ces deux êtres. En général, un petit coup de pieds bien placé de la part de « Bébé gauche » fait cesser ces visions et me renvoie vite fait à mon lit.



Avec la venue de deux bébés, nous avons aussi pensé d’avantage à l’organisation que nous devrons adopter ; Toutes les acquisitions de matériel de puéricultrice ont été faites dans le sens de la commodité et de la facilité d’utilisation car le temps va devenir une denrée rare… Nous avons finalement acheté peu de matériel neuf ( qué caro ! ) et profité de matériels et vêtements d’occasions facilement accessible grâce à Internet. Reste les couches, car je suis encore à me tâter pour utiliser des couches lavables qui représentent une économie importante avec des jumeaux… Les associations en faveur de leur utilisation ne manquent pas et je dois prochainement en rencontrer une pour répondre à mes nombreuses questions. Par ailleurs, on va appeler une aide à domicile et faisons déjà appelle à un service de livraison des courses à domicile pour ne pas consacrer trop de temps au ménage et aux courses. Enfin, en ce qui concerne la garde des bébés, je prévois de leur dédier tout mon temps et je ne prévois donc pas de reprise de travail prochainement… Nous avons localisé une halte garderie à 5 km de chez nous et qui devrait ouvrir ses portes début 2010 ! La situation me semble donc avoir une tournure favorable pour nous qui n’avons pas de famille à moins de 900 km à la ronde…



Finalement, tout est presque prêt à deux mois de l’arrivée des bébés ! En fait, je ne pense pas que les futurs parents d’enfants uniques aient le même type de préparation et de réflexion sur l’avenir que l’ont les futurs parents de jumeaux. Le chamboulement est tel quand on passe de deux à quatre !



Je souhaite vivement que tous ces changements opérés autour de nous pour accueillir au mieux ces bébés portent leurs fruits...

7 août 2009

Annoncer sa grossesse à ses proches

"Hé, j'ai quelque chose à te dire... "



J’ai eu envie de faire un communiqué à la planète entière lorsque j’ai appris que j’étais enceinte. Lorsqu’un évènement de cette importance bouleverse le cours de notre vie, on a besoin de le manifester et de le pétrir avec les autres… Par précaution et certitude, on dit qu’il faut attendre 3 mois pour partager le secret ; Ce qui me laissait presque 2 mois avant de pouvoir partager ce qui était désormais le plus important pour moi.

Alors que l’annonce au papa avait été faite au milieu de flots et de vagues incontrôlables, je souhaitais que l’annonce faite à ma maman soit des plus mystérieuse et cocasse. Je comptais sur notre voyage en Tunisie, 1 mois et demi plus tard pour lui annoncer de vive voix et en surprise. Comme l’attente me semblait longue alors que les questions commençaient à fuser !
Quand j’ai annoncé par téléphone la bienheureuse nouvelle à la maman de mon mari qui est en Argentine, et qu’elle a partagé notre joie avec tant d'enthousiasme, j’ai compris que je ne pourrai attendre d’avantage pour annoncer ma grossesse à ma propre maman ; La webcam ne me permettrai certes pas de voir son regard chavirer mais je sentirai certainement d’avantage l’émotion dans sa voix. Je ne regrette pas de ne pas avoir attendu, les moments à partager ma grossesse avec elle sont tous précieux et le temps passe si vite !

Concernant l’annonce à mes collègues de travail, je me suis pliée à l’usage d’attendre les trois mois même si la force de mes désagréments physiques et mes brusques sursauts d’humeur ne laissaient personne dupes ! Les bruits sur ma grossesse commençaient donc à circuler entre les femmes déjà maman qui savent reconnaître les symptômes et nombreuses furent celles qui vinrent me demander si tous aller bien avec un petit sourire… J’ai profité d’une sortie au restaurant célébrant le départ d’une de notre collègue en congé maternité pour annoncer que je prenais sa place dans le bureau ; Beaucoup ont ris en se rappelant les discours que je tenais sur « le bon moment »… Et toutes ont témoigné énormément de prévenance et d’affection ce qui m’a touché, d’autant plus qu’une future maman est encore plus sensible aux attentions…

Dans mon cercle amical, l’annonce n’a pas rencontré l’écho escompté chez quelque uns, et bien que je le regrette, je comprends que certains ne mesurent pas la portée d’une grossesse dans la vie d’une femme. Je crois qu’il y a des étapes qui ne peuvent pas être brûlées et avant de penser à une famille, on ne pense souvent qu’à soi ou à son couple. J’ai la tentation de brûler ce qui reste de lien en pensant que si ces personnes ne sont pas présentes dans ce moment important pour moi, elles ne pourront plus l’être autrement, mais je me laisse le temps… Ce serait bête que ma grossesse deviennent une opportunité de désunion plutôt que de rapprochement !

Alors que certains apprécient ce moment où la grossesse est encore un secret à partager avec le papa, moi j’ai tout de suite ressentie l’envie de le proclamer à tous peut être parce que j’ai senti avec force les changements dans mon corps et dans mon esprit ; J’ai eu aussi la tentation de vouloir expliquer ma baisse d’énergie et ma nouvelle fragilité pour ne pas troubler mon entourage proche ou distant.
Et surtout, j’avoue adorer les nouvelles attentions dont je suis maintenant l’objet…

3 août 2009

Achtung !

« Dans certaines tribus, comme les Yoruba d’Afrique du Sud ou les Mohave d’Amérique du Nord, les jumeaux sont vénérés. Il faut faire attention, parce qu’ils ont des pouvoirs surnaturels, ils provoquent la pluie, le beau temps. S’ils ne sont pas contents, ils pourraient déchaîner les éléments, il faut être gentils avec eux et leur famille. »

Source : France 5.fr – émission Les Maternelles


C’est clair pour tout le monde ?



Les désagréments physiques de la grossesse...

... au 1er trimestre.







Ce qui est bien avec la grossesse, c’est qu’on entre vite dans le cœur ardent de toute l’aventure : le don de soi au nom de l’amour. Ainsi, le 1er trimestre est une période où la future maman va pouvoir apprivoiser ou développer cette nouvelle qualité grâce à une enchaînement de désagréments physiques dont l’intensité varie entre chaque femme.
Si l’idée d’enfanter un petit être ne ravit pas la future maman ou s’il manque un peu d’amour, je n’ose imaginer combien cette période doit être déplaisante et affligeante. Car les désagréments physiques sont pénibles et je ne sais comment on peut les supporter si ce n’est par amour pour l’être qui évolue en nous.

Comme si fallait me rappeler la dimension de la mission qu’il m’avait été donné, j’ai ressenti toute la force de ces désagréments physiques. J’ai vraiment été malade jusqu’à la 15ème semaine, souffrant de nausées permanentes et de vomissements, de vertiges à partir de 10h30 jusqu’au soir… j’ai eu l’impression aussi d’avoir les boyaux qui allaient exploser, d’arborer une gueule comme celle d’un dogue allemand avec de longs filets de bave tombants des commissures des lèvres et de porter un galet de 50 kg sur le front.
Le sommeil était mon refuge, la compassion de mon cher et tendre un baume presque aussi efficace que le verre d’eau fraîche arrosé de jus de citron et de morceau de gingembre.

L’odeur de l’eau chaude me soulevait l’estomac si bien que la cuisine était une épreuve. Les déodorants et autres parfums d’ambiance me rendaient verte. Le brocoli que j’adorais est devenu mon pire ennemi, la sardine et le maquereau qui pourtant présentaient tant de qualités nutritionnelles pour le fœtus ont été relégués au fond du placard, tout comme le riz. J’avais l’impression de mâcher la plupart du temps du carton, voire du sable, tant les aliments n’avaient plus de saveur… Seul les fromages costauds _ type roqueforts, chaource, pont-l’évêque et chèvre_ ou les plats à la sauce tomate et le pain - nutella ont su me réconforter avec le moment des repas.
J’ai approfondi ma passion pour les fromages forts alors qu’en tant que véritable écosystème peuplé de bactéries et de levures de champignons, j’aurai dut plutôt les éviter à cause des risques de listériose. Mais, dés 10h, je sentais le goût du roquefort exploser prés de mon palais et j’éprouvais un plaisir infini lorsque de retour à la maison le midi, je me faisais une « tranchinette » du divin fromage.

Mon voyage en Tunisie auprès de ma maman a été un réconfort dans cette période déplaisante car l’effet du soleil, de la mer, des fruits et légumes goûteux m’ont fait beaucoup de bien. Sans parler de l’amour d’une maman qui pénètre tout et dont la cuisine ensoleillé a ranimé mon appétit.

Les désagréments physiques font partie de la grossesse et la grossesse fait partie de la grande aventure. Je n’ai pas pris de médoc ni n’ai regretté cette période car je comprenais que plus mal je me sentais, plus fort les hormones « travaillaient » à l’installation de mes bébés dans mon corps.
C’est pourquoi, j’ai été interloquée de lire un témoignage d’une « mère » porteuse dans le journal Le Monde du 30 juin 2009, déclarant : « Ma grossesse mais pas mon bébé » ! De nouveau, je m’interroge : Comment peut-on supporter une grossesse qui n’a rien d’une partie de plaisir quand ce n’est pas par amour pour son bébé ?

2 août 2009

L'annonce d'une grossesse particulière




Mon cher et tendre a souvent fait sous-entendre que j’avais plusieurs êtres en moi qui, tour à tour, réclamaient de la glace, des viennoiseries et autres douceurs.
Puis, lorsque nous avons appris ma grossesse, cette plaisanterie a continué, car l’intensité de la fatigue, des nausées et des vertiges devait être liée à la présence de plusieurs fœtus, rigolait-on.
J’ai rapidement pris contact avec un gynécologue pour faire la part du normal et de l’anormal parmi les désagréments physiques que je ressentais.

C’était un mercredi chaud et je m’étais rendue seule au RDV ; le gynécologue a tout de suite réalisé une échographie, ce qui m’a d’abord impressionnée. Etais-je sur le point de découvrir la silhouette de mon bébé ? Quelle émotion ! Sauf que son premier commentaire a balayé mes attentes ! Il m’a demandé « combien en voyez-vous ? », je n’ai pas tout de suite compris la signification et le sens de la question, toute absorbée que j’étais à décrypter l’image qui apparaissait sur l’écran. Il a renouvelé sa question et j’essayais d’avantage de décoder ces masses blanches et noires entre lesquelles étaient deux grains de riz. J’ai répondu que je ne savais pas, car je ne comprenais pourquoi il posait cette drôle de question.
Il m’a alors dit : « il y en a deux » ( intonation montante marquant l’annonce surprise )

Il y avait deux fœtus.

Je vécu alors le remake de l’annonce de ma grossesse, le goût pastis alors qu’on attend celui du coca, les répétitions du « c’est pas possible ». C’était tout simplement impossible pour moi d’avoir des jumeaux, je n’en connaissais ni dans ma famille ni dans celle de mon cher et tendre, je ne pouvais donc pas enfanter ce couple rare et curieux. Impossible et pourtant le médecin me montra les deux grains de riz, chacun de son côté.

Je me rhabilla, ahurie et silencieuse, le médecin me dit que « ça va aller » ( intonation descendante marquant la compassion, voire la condescendance ) et me tend une image de l’échographie. Toute aussi hébétée, je me dirige vers la secrétaire médicale à qui le médecin donne une copie de l’échographie en disant « regarde la surprise qu’elle nous a faite ».
La secrétaire se réjouit car elle aurait toujours voulu avoir des jumeaux, le « deux en un » c’est pratique me dit-elle, vous n’y passez qu’une fois !
Et elle quitte soudainement sa bonne humeur pour me parler sérieusement du coût que représente le suivi de ma grossesse. Une grossesse gémellaire signifie des échographies toutes les trois semaines, facturées à 170 Euros chez nous sans compter le coût des consultations que je devrais faire régulièrement en raison des risques liés à ce type de grossesse, précise t-elle.
Je sors peu à peu de mon abasourdissement pour me sentir conditionnée par un élément nouveau : l’argent. La secrétaire me conseille habillement de bien étudié le coût de cette grossesse et de peut être penser à consulter un gynécologue conventionné.
Je paye presque 250 Euros la nouvelle et je sors.

Dehors, le soleil m’aveugle, je marche haletante jusqu’à la voiture embrasée, je pense à l’argent et fais des calculs mentaux. Je suis conditionnée mais je ne le sais pas car je suis abrutie. Une vague d’inquiétude m’envahit quand la somme, le coût total du suivi de cette grossesse, semble se graver sur ma rétine. Puis une grosse fatigue s’abat sur moi, la voiture est encore loin, il fait décidément trop chaud dans ce trou continental, je me mets à pleurer.

Plus tard, chez moi, j’émerge de ma torpeur sans pensées quand mon cher et tendre m’appelle. Je vais le chercher à son travail, l’esprit lourd d’un épais brouillard où aucune pensées ne percent. Dans la voiture, il est assis à côté de moi quand j’annonce « il y en a deux » d’une voix un peu morne pour une si grande nouvelle.
Je vis alors le remake de l’annonce de ma grossesse, Dieu entre dans la voiture, je l’entends rire, j’ai l’impression que la joie est personnalisée à côté de moi, je ne peux faire autrement que de la sentir monter aussi en moi. Mon cher et tendre est hilare.
Il est heureux et son bonheur me relève de ma torpeur et me replace sur les rails ; je pense alors que c’est finalement un peu normal les jumeaux pour nous, puisqu'on n’a jamais cessé d’en parler... Avec sérieux ou pas, ou est la différence !
Encore une fois, je me sens enveloppée d’amour et soutenue, je respire et je me sens bien. Je redécouvre la nouvelle avec lui.

Depuis, je n’ai jamais eu de baisse de régime à l’idée de l’existence et de l’assistance de nos jumeaux. Certes, la connerie de certaines personnes m’a parfois atteint car elles mêlaient grossesse gémellaire et situations à haut risque, péril en la demeure et dépression, mais j’ai appris à faire confiance à mon corps et au dessein que Dieu a pour nous. Rien ne détrônera notre joie d’accueillir des jumeaux.


Nota : Bien sur, j’ai changé de gynécologue pour me faire suivre à l’hôpital…

l'idée de devenir une maman




Je pensais à l’idée d’avoir des enfants depuis presque deux ans ; il y a comme un effet papillon parmi les femmes approchant de la trentaine qui fait penser à la maternité. Plusieurs de mes collègues de travail sont tombé enceintes et ont accouché ces deux dernières années et j’ai partagé, à ma manière, ces grands bouleversements dans leur vie.
J’éprouvais de l’admiration pour leur dévouement et l’amour qui irradiaient d’elles lorsqu’elles parlaient de leurs nouveau-nés ou lorsqu’elles venaient nous les présenter au bureau. Ce n’est pas sans émotion que je trouvai une lumière nouvelle dans leur regard quand celui-ci se posait sur leurs bébés.
Aussi, je questionnais mes envies de bébés et les réponses que je trouvais et surtout celles que je ne trouvais pas me tourmentaient un peu.
D’abord je sentais l’intensité de mon égoïsme qui dressait un grillage entre moi et la maternité. Je ne me sentais pas prête à un dévouement sans faille trop occupée que j’étais à penser à l’orientation de ma carrière professionnelle. Je craignais aussi de perdre mon mari pour un papa et de ne devenir plus qu’une maman à ses yeux. Mon statut de femme me plaisait de trop et je n’étais pas prête à l’abandonner pour devenir une mère. Car je voyais la conciliation difficile entre ces deux statuts, femme et mère. Une femme abandonne une partie de son insouciance, de son désir de plaire lorsqu’elle devient mère. Je crois que c’est lorsqu’on devient mère qu’on perçoit réellement toute la dimension du don de soi et du dévouement.
L’accouchement par exemple symbolise ces deux qualités car il représente la souffrance physique et le déchirement de la séparation, en même temps que l’explosion de l’amour et l’apparition de son terrible poids ; car désormais, le plus grand des malheurs peut survenir avec la disparition de cet être que l’on a enfanté, la chair de notre chair. Moi, je ne me sentais pas prête pour abandonner ma fierté et accepter la souffrance, pas assez mûre pour me donner corps et âme à un enfant. Je manquais de courage et d’amour ; Ces deux qualités existent maintenant en moi depuis que je sais que je suis enceinte.
Je crois aujourd’hui que la perception que j’avais de la maternité était déjà un immense pas en sa direction. Seul manquait un déclic qui m’a été donné par cette petite ligne bleue sur le test de grossesse et le regard de mon mari lorsqu’il a comprit que nous serons parents. Notre amour sera inscrit dans l’éternité.

Rien ne saura plus comme avant car maintenant, il est naturel de penser au bébé avant nous-même et en plus, cela nous rend heureux.

Maman !

J’ai découvert que j’étais enceinte fin avril et ce fut d’abord comme boire un verre de coca qui aurait eu le goût d’un pastis. J’étais stupéfaite et répétais « ce n’est pas possible » en fixant la petite barre bleue, signe positif du test de grossesse. Comment était-ce possible que mes entrailles renfermassent la vie alors que je tenais depuis toujours des discours sur le « bon moment » ; Je sentais avoir été prise de court sur mes visions d’avenir savamment programmées et cela ne me plu pas tous de suite.

Pourtant, une autre partie de moi, affranchie de ces « visions d’avenir », sentait qu’un bouleversement agitait mon corps. 2 semaines avant, je m’étais rendu chez mon doc, accusant le pollen de m’empêcher de faire mes 30 minutes de course et de me fatiguer méchamment. Sacré pollen ! Le doc, tout à fait sceptique, ne décela dans mes yeux aucuns des signes d’allergies classiques mais me prescrivit des médicaments pour retrouver mon souffle qui me manquait follement. Je pensa par la suite que ces potions prétendument salutaires me rendaient malade et décida rapidement d’arrêter de les prendre. Sacrés médicaments !
Et je me remis à subir et sonder les avertissements que m’envoyait mon corps ; ils étaient nombreux : fatigue extrême, perte d’appétit, vertiges… M’apparu alors l’idée que ces changements inattendus signifiaient des transformations bien plus importantes que je ne le pensais.

Lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte, j’étais dans la salle de bain et j’ai mugi. Mon cher et tendre est venu me rejoindre et m’envelopper de sa tendresse, attendant que je lui interprète la signification de la bande bleue sur le test de grossesse. Submergée par l’émotion et entre deux sanglots, je parvins tout de même à nommer la nouvelle réalité : j’étais enceinte. Ce fut alors comme si Dieu rentra dans la salle de bain, car tout devint lumineux dans le visage de mon cher et tendre. Je me mis alors à rire. Sacrés visions d’avenir !

J’étais enceinte de 3 semaines. Nous avons compté que la vie avait éclot en moi au moment du festival de tango, fin mars. L’étincelle avait jaillit au beau milieu des chants de Gardel, de champagne et de rire… C’était une magnifique soirée qui sonnait aussi le départ de mon cher et tendre en Argentine. Sa dernière nuit en France, avant de partir pour deux semaines, pris alors une résonance considérable puisqu’elle marquait une nouvelle phase dans notre vie. Finalement, il n’avait pas été si loin de moi durant ces deux semaines qui m’avaient paru infinies.






On sait et on est heureux !

17 mai 2009

Le boom des Jumeaux Art. LE MONDE

En trente ans, les grossesses gémellaires ont augmenté de 80 %. Les familles de «multiples» demandent aux pouvoirs publics de mieux prendre en compte le phénomène.



Le boom des jumeaux
Art. de Delphine de Mallevoüe publié le 15/05/2009 sur le Figaro.








A suivre...

3 mai 2009

Le Bestiaire des sorcières du mont Bastberg

































Autre visite sur le site de Bastberg

26 avr. 2009

le parfum poudré de Baden Baden

Nous sommes allés avec notre ami Fedé à Baden Baden, petite station thermale de 54 000 habitants dans la Forêt Noire (Schwarzwald). Proche de la frontière, Baden Baden est à 60 km de Strasbourg ce qui permet de nombreuses intrusions de nos concitoyens alsaciens.
Pourtant ce samedi, la percée de la frontière franco-allemande s’est révélée laborieuse en raison de plusieurs déviations inattendues qui ont retardé notre arrivée en territoire allemand. Heureusement, tous les chemins mènent à Baden Baden quand nous voyageons avec Fedé.

Baden Baden pourrait apparaître de prime abord seulement comme le lieu idéal pour personnes fortunées en quête d’exhibitionnisme…En effet, la ville s’affiche fièrement comme un lieu de villégiature pour personnes aisées et entretient cette réputation avec son luxueux casino et ses thermes romains où l’on peut même déambuler à "oilpé" dans certains endroits…
Tous semblent éveiller notre soif d’idéal à Baden Baden quand pendant la journée, les boutiques pour fortunés laissent entrevoir des bijoux aux prix indécents et que des mariage luxueux laissent virevolter dans l’air de la poudre qui pique les yeux…

Mais, Baden Baden laisse entrevoir autre chose, une réelle tranquillité dans un cadre remarquablement entretenu. Evidemment, sinon, comment expliquer la pérennité de la réputation de cette ville « qui a toujours attiré princes et empereurs venus des quatre coins d’Europe » (…) « L’empereur Guillaume Ier y vient pendant 40 ans, Dostoïveski (…) Brahms, Schumann, Napoleon III, le tsar Nicolas et la reine Victoria en apprécient les charmes »*
Il y a de superbes promenade à faire auprès d’arbres et d’arbustes variés et remarquables.
Ce samedi, les parcs florissants embaumaient l’air d’un parfum merveilleux de glycine et de lilas, si bien que je me suis laissé conquérir par Baden Baden. De plus, une délicieuse glace citron, orange et ananas à la Scala, servit par un italophone a vite fait tomber les dernières résistances…


* Le Routard Allemagne 2008, éditions Hachette, 2008 p.253.































12 avr. 2009

L'énergie solaire


Le retour du calme et du soleil à Strasbourg, c’est la gaieté dans les rues… Le quartier des docks illuminé quitte sa grisaille et devient plaisant ; Les gens vont chercher chez Paul des sandwichs et s’installent sur le parvis en face de la médiathèque André Malraux.

Face au soleil, tout est charmant, à croire que la Terre tourne autour du soleil...








Guten Tag Sarrebruck !




Parfois, un enchaînement inéluctable de faits, semble nous retirer le peu de contrôle que nous avions sur le cours de notre vie. Un jour tu décides d’apprendre l’allemand car tu le trouves instruisant et un autre tu te figes sur une prof pas reluisante ; Tu abandonnes deux années d’études astreignantes et tu penses, enthousiasmée, à l’idée de faire un feu de joie avec tes cahiers. Tu rayes de ta mémoire toutes déclinaisons, verbes et autres prépositions, pour un simple malentendu.
Puis les évènements semblent nous faire des clins d’œil comme pour nous rappeler cette navrante et petite histoire d’abandon ; Notre nouvelle proximité avec les Allemands tant au travail que dans nos loisirs me font regretter d’avoir détruit en une nuit mes cours si patiemment ordonné en deux années.
Par exemple, je suis allée chercher mon cher et tendre à Frankfurt, et ce à travers un voyage excitant à la frontière de l’apoplexie. Mes « Sprechen Sie Franzosich ? » n’ont convaincu personne et je bénis le gentil français qui m’a aidé à Saarbrucken quand paumée, je désespérais de trouver mon chemin. Heureusement aussi que l’anglais n’est pas si étranger quand je cherchais « simplement » l’entrée de l’aéroport dans le parking à Frankfurt. Il faut dire que je ne suis pas réceptive à l’organisation germanique ! Panneaux et flèches dans tous les sens ont vite fait de m’embrouiller…

Prenant le taureau par les cornes, je pique les livres d’allemand à mon cher et tendre ; Puis, nous avons accordé de nous rendre ce vendredi en Allemagne… Pour un autre voyage piquant et pittoresque.
Dépaysement immédiat ! Langue, maison, distributeur de cigarette et ce après une soixantaine de kilomètres sur circuit… Direction Saarbrücken !





Ambiance estivale très appréciée sur les bords de la Sarre, en revanche, température proche du zéro en ce qui concerne la mode, sauf si le « white trash hardos » est de retour cet été. J’ai peu apprécié la rigueur de la disposition des avenues et leurs largeurs qui m’ont fait penser à des autoroutes pour passants. En revanche, les divers églises rendent un peu de mystère et de majesté à la ville. On reviendra un jour d’activité pour sonder la marchandise qu’on y trouve puisque ce vendredi était férié en Allemagne, comme en Alsace et en Moselle d’ailleurs…

Voici quelques photos de la ville « centrum » ainsi que des rives de la Sarre.
Vous apercevrez aussi l’église Johanneskirche, la basilique St. Johann, et l’église Ludwigskirche avec un beau gosse qui fait le sérieux.































23 mars 2009

Histoires de l'Argentine

Amoureux ou curieux de l’Argentine, je vous invite à lire toutes les œuvres de Tomás Eloy Martínez...
Voici un lien vers le journal espagnol EL PAIS et une série d’articles de cet écrivain, traitant de l’histoire et l’identité de l’Argentine ( en espagnol ).

REPORTAJE: LECTURA HISTORIAS DE LA ARGENTINA

26 janv. 2009

Lecture : Des filles qui dansent de Stéphane Hoffman

Des filles qui dansent m'a fait valser avant de se tenir tranquille entre mes mains. Rupture de stock inattendue dans chacune de mes librairies préférées ; Cet ouvrage n'a pas été édité en format de poche, m'a t-on instruit comme pour calmer mon empressement ( comme si ça devait signifier quelques chose ).
La prose de Stéphane Hoffman s'est donc fait espérer d'autant plus que l’ordre d’achat me venait du haut lieu, de ma chère mère émigrée au pays des oliviers qui avait été séduite par quelques critiques trouvées ici et là. Je trottinais donc derrière un livre dont je ne connaissais rien, mais qui avait pris beaucoup de valeur.

Puis Stéphane Hoffman s'est glissé entre mes mains un samedi et je dois dire qu’il s’est installé pour un bon petit bout de temps ; J’ai été séduite par le ton satirique de sa prose pour décrire les groupes sociologiques qui ont participé au divertissement de mon adolescence : Les truffions de Brière, les prolos de St Naz’, les snobinards de Nantes et les Baulois «m’as tu vu». L’auteur, né à Saint Nazaire, connaît bien les gens de la presqu’île guérandaise et de Brière ; Il permet au lecteur qui n’a jamais mit les pieds dans ces lieux d’en s’en faire une idée claire et vraie rapidement. Et en plus, il est fait ça avec humour. Stéphane Hoffman est très fort au jeu des portraits, j’ai d’ailleurs l’impression de m'être « cognée» contre tous ces énergumènes au moins une fois pendant mon adolescence, entre les vielles biques de la Baule et les Mahé de St Lyphard, les gars des chantiers de l’Atlantique et les jeunes étudiants friqués de Nantes, tant il excelle dans la description de ces clichés grossis à la loupe.




La trame étant dressée, le fil de l’histoire s’est ensuite déroulé… Sans surprises et assez vite. Point de départ de la baisse de régime : L’arrivée de Jérôme à la Baule !
La rencontre Camille / Jérome est bien vite torchée tout comme les débuts de leur relation… Et la fin du roman nous tombe dessus comme un cheveu sur la soupe ! La structure des personnages si bien construite ne tient pas la longueur dans le mouvement de l’histoire, d’ailleurs assez banale, comme si un cliché ne pouvait évoluer. Jérôme, notre jeune héros, prend des attitudes et une assurance que l’on n’attendait pas de son caractère tandis que les autres personnages perdent de leur vraisemblance. Peut être est-ce là une fleur offerte à ce jeune héros attachant et une pierre lancée à ces marionnettes grimaçantes qui l’entourent ? En tous cas, je ne l’ai personnellement pas bien apprécié.


Toutefois, beaucoup d’autres l’ont aimé, comme tu pourras le lire dans le blog «chez Clarabel» et l’écho donné au roman a été retentissant parmi les intéressés…
Et quand à ma douce maman, elle ne l'a pas encore lu !

23 janv. 2009

Grande Kevin !


Kevin Johansen, genuino.
Con barbita, fidedigno.




Recuerdo cosas de otros tiempos,
De cuando el Almacén no tenía luces de neón
Cuando el paraíso no tenía marquesina…

“I was hangin’around, waitin’ for somethin’ to happen’
When nothin’ happened at all
Until I found a Trademark, a Brand
I fell in love with
I fell in love with that lovely, big fat
(It’s the final...) LOGO!!!

Generation Logo, Até! Até Logo.
Todo tiene Logo, Ya tein! Ya tein, Logo.
Veneration Logo, Axé! Ashé, Logo!?
Si no tiene Logo, falta poco, Saravaravá!

Más !